Maria Borrély
Collège
Digne-les-bains
 

Récit d’un voyage dans la stratosphère ...

lundi 5 octobre 2015, par M. Charles DEBROAS

Nous sommes le 15 juin 2015 à 14h35. Tout est prêt !
Les expériences préparées par les élèves sont dans la nacelle :

> Mesures de la température et de la luminosité grâce à des capteurs électroniques reliés à un émetteur (Kiwi).
> Bulbes de Cyclamens et lentilles ...
> Enregistreur GPS avec altimètre.
> Tracker GPS (Envoi de la position par SMS)
> Mesure de la pression grâce à une seringue bouchée ...
> Le pilote : un playmobil.

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1-intérieur nacelle

Chacun a tenu son rôle en vérifiant que tous les éléments étaient présents et en état de marche. La check-list a été vérifiée.

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1-verif nacelle

Le ballon de 2m de diamètre est gonflé, attaché au parachute, au réflecteur radar et à la nacelle. C’est la chaîne de vol.

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1-attache parachute
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1-chaîne de vol

Un an de travail en atelier scientifique est sur le point de se concrétiser.
Tout le monde est fébrile. L’autorisation du lâcher est donnée.
Il est 14h35 et Maëva commence le compte à rebours ...

En une fraction de seconde le ballon se met à la verticale et emporte avec lui la nacelle.

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1-lacher

La montée se fait rapidement. Le chargement se balance au bout de la chaîne de vol.

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1-debut montée

Le ballon s’éloigne petit à petit de Digne-les-Bains. En quelques minutes on ne distingue plus qu’un point blanc dans le ciel. Il disparaît.

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1-point ciel

Il ne reste plus qu’à attendre...
Seuls les signaux renvoyés par l’émetteur Kiwi nous parviennent encore.
On voit progressivement la courbe de température diminuer.
Au bout d’une heure et quarante minutes de vol, elle remonte : le ballon a bien atteint la stratosphère.

Après 2h et 18 minutes de vol, le signal du capteur de luminosité s’affole, indiquant que la nacelle tourne sur elle-même à grande vitesse : le ballon vient d’éclater, après avoir atteint 10m de diamètre.
Nous attendons alors patiemment que le ballon retombe en dessous des 10 000 m d’altitude pour recevoir un signal du tracker GPS. Après 30 minutes de descente, toujours rien.
Pourtant le ballon devait être retombé au sol.
Nous envoyons un message au tracker pour demander sa position, pas de réponse.
Un deuxième message 5 minutes plus tard aucune réponse non plus.
Ce n’est qu’au troisième message qu’il finira par confirmer qu’il a bien reçu l’instruction.
Pourtant aucun message de localisation ne nous parvient. La nacelle serait-elle tombée dans un endroit où elle ne capte pas de signaux satellites ?
Ce n’est qu’à 18h18, alors que nous nous apprêtions à rentrer bredouille chez nous, qu’un message nous parvient : la nacelle est tombée proche du lac de Serre-Ponçon, dans une petite forêt en face de Savines-le-lac.

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1-position carte

Ni une, ni deux nous montons (M. Badoche et M. Debroas) dans la voiture et nous voilà partis à la recherche de la nacelle.
Après environ 1h30 de route, quelques pistes de terre et petits ruisseaux franchis, nous devons poursuivre à pied.
Une vingtaine de minutes de marche et nous arrivons proche de la position indiquée par le GPS : une zone de quelques milliers de m² de broussailles et d’arbres en forte pente que nous parcourons, scrutons, pendant plus d’une heure, en se frayant un chemin à travers les branches et les ronces.

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1-zone recherche

Ma tenue est bien adaptée : chemise blanche et chaussures de ville...

Après quelques égratignures et de nombreuses tâches de boues sur les vêtements, nous nous retrouvons sur la piste principale en contrebas prêts à abandonner les recherches. La luminosité commence à baisser et le GPS n’a plus de batterie. Un dernier coup d’œil vers les arbres avant de partir et j’aperçois une tâche rouge dans un arbre à quelques dizaines de mètres.
Je me précipite vers l’arbre et après quelques glissades et griffures supplémentaires, je trouve la nacelle perchée à quelques 4 mètres de hauteur.

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1-arbre

Un peu d’escalade et un coup de canif pour détacher le parachute bien accroché et nous voilà en possession de la nacelle après son périple dans la stratosphère.
Il ne reste plus qu’à tomber de l’arbre ...

De nouveau sur le chemin, nous ouvrons la nacelle et nous prenons la carte mémoire de la caméra pour visionner les premières images à l’aide d’un smartphone : c’est l’explosion de joie devant un tel spectacle.

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capture-video-reduit

Nous rentrons sur Digne un peu avant minuit.

Le lendemain, nous regardons en détail les différentes expériences réalisées. Elles ont dans l’ensemble bien fonctionné.
L’enregistreur GPS a une grande partie du vol en mémoire. Il manque la partie des données au delà de 24 000 m d’altitude mais la vidéo montre que le ballon est encore monté pendant 35 minutes.

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1-trajet ballon

L’objectif a bien été atteint.
Les bulbes et les lentilles embarqués dans la nacelle ont été plantés et semés. Nous attendons que nos plantes stratosphériques poussent …
Le playmobil est entier ! Il n’a pas eu trop froid.

Merci à tous les élèves de la classe de 5e1 pour la réalisation de ce beau projet.
Merci à M. Badin, mon acolyte, qui a mené ce projet d’une main de maître à mes côtés.
Merci à M. Badoche de l’association « Planète Sciences Méditerranée » pour nous avoir accompagné, guidé, expliqué ...
Merci à M. Desarnaud pour l’organisation du lâcher.
Merci à l’association « Planète Sciences Méditerranée » et au Centre National d’Etudes Spatiales pour leurs partenariats et tout le matériel fourni.
Merci à M. Puccini, Principal du collège pour le soutien à tous nos projets.

Charles Debroas

 
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